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IL Y A CINQUANTE ANS: -- LE S.O.AVIGNON XIII !!!!

Il n’est guère que le sexagénaire, les septuagénaires ou plus encore pour se souvenir qu’il y a cinquante ans, en mai 1955, l’équipe nationale du S.O.A XIII, remportait la COUPE DE France à CARPENTRAS en étant victorieuse de l’équipe de MARSEILLE XIII sur le score de18 à 10.
Ce résultat concrétisait une période euphorique du rugby à XIII dans la cité des papes qui allait se poursuivre encore quelques saisons par une nouvelle victoire en finale de la COUPE DE France en 1956 contre BORDEAUX et une finale malheureuse en CHAMPIONNAT DE FRANCE en 1957 perdue contre le treize CATALAN.
A CARPENTRAS, les installations du stade de la ROSERAIE furent insuffisantes pour contenir tous ceux qui auraient voulu assister à cette finale. Prés de 11600 spectateurs payants eurent le plaisir et l’avantage de vibrer à une rencontre entre deux équipes aussi complète et valeureuse l’une que l’autre. Le pronostic était favorable à MARSEILLE, le S.O.AVIGNON faisait figure d’outsider aux moyens peut être inférieurs, mais compensés par la vaillance et la détermination à réussir un exploit.
Les comptes rendus de la presse écrite nationale et régionale, les radios dans leurs commentaires ont été unanimes pour saluer le comportement des deux équipes, la qualité du jeu pratiqué, la victoire du treize Avignonnais.
A leur retour dans la cité, les héros du jour reçurent un véritable triomphe. La remontée de la rue de la République, place de l’horloge fut accompagnée par une foule immense qui les accueillit par des vivats en particulier lorsqu’ils se présentèrent au balcon de l’Hôtel de Ville.
Les rencontres se jouaient sans remplaçant. Seul treize joueurs pénétraient sur le terrain et participaient au match même en cas de blessure.
Rappelons le nom des treize joueurs titulaires:
André BERAUD- Abel DUPLAN- Jean Pierre BARNAUD- Augustin PARENT- Léon DELAYE- Jean ROUQUEIROL- René JEAN- Paul CESARD- André SAVONNE- Jacky MERQUEY- Georges RASCOL- Henri CAZADE – Robert GRANGEON.
En 1956, après une saison très honorable, le S.O.A. remettait ça. Cette fois ci la COUPE DE France était remportée au détriment de l’équipe de BORDEAUX lors de la finale jouée à PERPIGNAN par le score de 25 à 15.

L’équipe victorieuse était composée de:
André BERAUD- André CASAS- Jacques FABRE- Augustin PARENT- Guy DELAYE- Jean ROUQUEIROL- René JEAN- Georges RASCOL- Jacques MAIGRE- Robert GRANGEON- Jacky MERQUEY- Henri CAZADE- Maurice FABVRE.
En 1957, le S.O.A. touche au but suprême, la finale du championnat de France.
Malheureusement en raison de nombreuses absences, André BERAUD fut forcé de composer son équipe en fonction des éléments disponibles, quelques fois à des places qui n’étaient pas les leurs. Ajouter à cela un arbitrage contesté et contestable et le S.O.A. dû laisser la victoire au treize CATALAN.
L’équipe finaliste:
André BERAUD- Jean pierre BARNAUD- Jacques FABRE- Jean ROUQUEIROL- Georges DELMONACO – Louis MALLET- René JEAN- Georges RASCOL – André SAVONNE- Jacky MERQUEY- Louis DEHAYE- Henri CAZADE- Jean CASTELLO.
Ce cinquantième anniversaire fait ressortir des images et des souvenirs que rien ou presque ne peut rappeler si l’on ne les a pas vécus.
Qui peut imaginer que notre cité était ouverte à toutes les disciplines sportives pour la plus part très prospères ! Le football, le motoball, l’athlétisme, le basket, la boxe, le cyclisme, le rugby et même le sport automobile avec le tour des remparts certaines années.
Les stades étaient fréquentés par un public nombreux, Bagatelle pour le motoball, les Rotondes ( Dulcy ) pour le football, Champfleury pour les sports de salle et bien sur saint Ruf pour le rugby.
Le jour des rencontres opposant le S.O.A.XIII aux autres clubs de division nationale, il fallait voir l’avenue saint Ruf et la route de TARASCON drainer le flot incessant des mordus qui venaient encourager leur équipe. Tout cela se faisait à pied, la voiture ou les transports en communs n’avaient pas la place qu’ils tiennent aujourd’hui. Seuls les supporters venant de l’extérieur et quelques privilégiés se risquaient en voiture aux abords du stade qui étaient des terres cultivées, les cités, la rocade n’existant pas encore.
A chaque rencontre, 6 à 7000 spectateurs étaient fidèles au rendez-vous. Pour la venue des équipes les plus prestigieuses ou pour les derbys régionaux, les dirigeants du club se mobilisaient pour augmenter la capacité du stade en disposant sur la piste en cendrée 1000 à 1500 chaises et le stade débordait de 9 à10000 personnes qui trouvaient refuge partout où cela était possible, la terrasse de la brasserie, les murs du stade, les toits de la scierie CHAZAL au lieu et place de la rocade, les platanes de la route de TARASCON.
Après le match supporters et joueurs remontaient côte à côte en
ville, toujours à pied, on revivait la rencontre dans le moindre détail avant de se retrouver place de l’horloge ou à déambuler rue de la République ou encore à participer aux réceptions organisées par le club des supporters qui était fort actif.
Le rugby à treize, le S.O.A. n’ont plus l’aura que ces souvenirs rappellent. Dommage, car les années passent, il est de plus en plus difficile de trouver des témoins des interlocuteurs qui aient vécu ces évènements.
Les acteurs eux-mêmes ont pour bon nombre disparu. En commémorant ce cinquantième anniversaire de leur exploit c’est aussi leur rendre hommage.